Hier, une charmante jardinière
nous a fait part de son désarroi :
rien ne pousse sous les pins maritimes de son jardin breton !
Il est vrai que le pin maritime est un rude animal,
Une très belle silhouette et un fort beau feuillage… mais aussi un gros paquet de racines avides et voraces.
Bref, ce genre de bestioles qui refroidit plus d’une gentille vivace.
D’où de nombreux échecs.
Tout espoir n’est pourtant pas perdu.
Même sous un pin, quelques plantes vraiment adaptées aux racines des arbres tiennent le choc.
Les voici :
- l’Ophiopogon (chap 3) donne de très bons résultats.
Sa croissance est lente mais sûre.
Il est pratiquement indestructible, même si on ne l’arrose pas.
- Les maianthemum (chap 3) devraient bien se comporter. Ce cousin américain du muguet tapisse très vite le sol et sent délicieusement bon en mai.
- Les deux rananuculus ficaria du chap 3 (celle à fleur double et celle à feuille pourpre) seront superbe en hiver (dans le froid Morvan, elles sortent de terre en février, en Bretagne elles seront déjà toute mignonnes en janvier).
Toutes deux tapissent le sol très vite et sont ravissantes jusqu’à la fin avril. Elles disparaissent alors, laissant la place pour les fleurs d’été.
Aucun soin, aucun arrosage.
cliquez sur le muguet d'Amérique)
- L’Asarum d’europe (chap3) devrait réussir aussi. Il se débrouille très bien en sous-bois et parvient même à tapisser la base des haies denses. Je ne pense pas qu’un pin puisse lui nuire.
- Les Sceaux de Salomon (Polygonum humile, wheistephan ou variegatum du chap 3) pourraient être essayés.
- On pourrait aussi planter quelques digitales.
Comme toutes se ressèment à foison, une seule par variété devrait suffire.
Qui sait, l’une d’ente elles parviendra peut-être à s’imposer et germera un peut partout sous et autour du pin.
- Une autre idée, surprenante mais excellente : l’Euphorbia wulfenii du chap 2
On la cultive habituellement en plein soleil, dans les plates-bandes dégagées et aérées. Mais on la vu aussi radieuse alors qu’elle était à demi-enfouie dans les branches basses d’un pin.
Elle n’a pratiquement pas besoin d’arrosage.
Sa floraison de fin d’hiver et de printemps est éclatante.
En été, son feuillage est splendide. Seul entretien : une taille à 20 cm du sol, juste après la floraison. Sur les « trognons » de branches apparaissent de nouveaux bourgeons qui poussent à une vitesse phénoménale : un mois après, la touffe est à nouveau parfaite.
- Certain Epimedium pourraient tenir le choc. Je pense en particulier à Epimedium versicolor ‘Sulphureum’ (voir sur www.jardindumorvan.com le chapitre supplémentaire qui s’ajoute à ceux du catalogue printemps).
- Enfin, la petite (mais intrépide) Vinca ‘gertrude Jeckyll’ du chap 2 tapissera très vite le sol (nous avons une très gentille cliente qui a entièrement tapissé de Vinca la base d’un gigantesque Séquoia dont les branches tombe jusqu’au sol !)




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