Madame C . a jardin.
Il est à la campagne
Elle habite Paris…
Un jardin de week-end, donc.
Dans ce jardin (fort beau…), Madame C a planté un Gunnera.
Au milieu de l’été, il semblait en bonne forme… à l'exception d’une feuille abimée :
(cliquez sur le Gunnera 'Avant')
Quelques semaines plus tard, c’est la catastrophe :
(cliquez sur le Gunnera 'Après')
Un Gunnera roti... En plein mois d'août.
Qu’a-t-il pu se passer ?
Maladie ? Parasites ? Crime ?
Je crois plutôt qu’il a pris un sacré coup de soleil. Et qu’il a eu très soif.
C’est vrai, ce Gunnera est planté pas trop loin d’un ruisseau (2m).
Mais « pas trop loin », ce n’est pas si près…
En outre, il est planté dans une pelouse…
L’herbe a bien été décapée autour du pied mais pas assez.
Il aurait fallu de la terre nue sur au moins 1 mètre carré !
Et oui !
Rien n’est plus redoutable qu’un petit gazon.
Pour toutes les jeunes vivaces d’été et d’automne, c’est le même principe : si l’herbe est trop près, la plante souffre.
On a peine à y croire, parce qu’un petit gazon tondu, cela parait inoffensif. Mais les racines de l’herbe sont ce que l’on a inventé de plus redoutable pour boire et manger avant tout le monde…
Revenons à notre Gunnera. Il a d’autant moins aimé la proximité de l’herbe qu’à cet emplacement, il était au soleil. Le soleil qui donne… des coups de soleil.
Quand on a de très grandes feuilles, la température monte très vite dans les cellules.
Seul moyen de se rafraichir : transpirer, beaucoup… énormément…
Si l’eau manque (à deux mètres d’un ruisseau et planté dans l’herbe, ce n’est pas si humide que cela), les feuilles n’arrivent pas à transpirer assez, la température monte et… tout brûle !
Un Gunnera rôti.
Bon, c’est horrible à voir mais la souche du Gunnera, elle, reste intacte. Affaibli, certes. Mais vivante…
Avec le retour de la fraicheur de septembre, le Gunnera de Madame C a déjà fait quelques petites feuilles… Il est sauvé.
La morale de cette histoire :
1) sauf dans les climats doux et humide, plantons nos Gunnera à l’ombre au moins l’après-midi, voir au nord
2) évitons leur toute concurrence désagréable : pas de racine d’arbre, d’arbuste…. Ou de gazon !
A l’ombre, sans concurrence et loin de l’herbe, un Gunnera tiendra le coup si on l’arrose raisonnablement.
Au soleil, il en sera autrement (sauf, bien sûr, si on le plante à ras de l’eau…).
Thierry vous attend demain
samedi
au jardin du Morvan
Dès l’après midi, il y aura des vivaces, des pommiers et du vin chaud.
On redonne l’itinéraire :
(cliquez ici pour trouver le Morvan)
(et cliquez là pour trouver notre petit village...)
Demain, François nous fait le point méteo...
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Ah bon Sylvaine et le biobotaniste... eh ben...
Rédigé par : E. Meetic | lun. 22 sep 2008 à 13h23
pouvez-vous me donner des précisions sur les 3 gardiens de Monsieur Lapouge (site? adresse?...)merci
Rédigé par : frédérique paré | lun. 22 sep 2008 à 09h03
Rassures-toi Sylvaine.
Digitalis lutea pousse trés bien chez moi, dans les bois, au milieu des chênes et des charmes et se porte .... comme un charme. Elle s'y est installée toute seule, et, a plutôt tendance à coloniser.
Campanula alliarifolia, je ne la connais pas, mais on affirme que dans son pays d'origine, le Caucase, elle pousse parmi les Epicéas. Qui a vu une pessaie peut affirmer que les racines de bouleau à côté, c'est pas grand chose...
Rédigé par : le biobotaniste | ven. 19 sep 2008 à 19h24
Un grand merci pour les magnifiques et vigoureux BB plantes reçus hier.
J'espère vraiment que les Digitales Lutea et la Campanule Allarifolia aiment les racines d'arbres car je les ai plantées sous le bouleau ( toujours lui, qui tapisse le sol en surface et en profondeur de ses racines gloutonnes).J'ai vraiment eu du mal à leur trouver un petit coin où elles pourront étaler leurs racines.
Rédigé par : Sylvaine | ven. 19 sep 2008 à 15h51
Dans le jardin, un très vieux pied d'Arum d'Ethiopie pousse les pieds dans les racines du bouleau et la tête au soleil. Je l'ai déménagé à plusieurs reprises pour lui offrir un lieu de villégiature plus confortable mais il ressort toujours au même endroit ( il faut dire qu'il est impossible d'utiliser la bêche ou la fourche sous le bouleau, juste la pelle et encore...) Mr mon Arum est beau au printemps, lorsque la terre est fraiche, il fleurit en mai-juin abondamment, puis les feuilles fanent, et il s'endort, comme un pavot, jusqu'au mois de septembre.
Les grandes Acanthes font de même, et cela dure depuis plus de vingt ans.
Rédigé par : Sylvaine | ven. 19 sep 2008 à 15h38
Lu, tout près d'une photo de bouteilles de jus de pommes et d'une recette de coulemelles grillées,dans la (très réussie)brochure "MORVAN, LES PLAISIRS DU TEMPS" éditée par la Maison du Parc : "Si vous aimez les plantes vivaces, celles qui résistent au climat rude du Morvan, aux terres granitiques, souvent trop lourdes ou trop légères, allez chez Thierry Denis. Si vous trouvez qu'il parle rudement bien, c'est normal : il est le chouchou des médias." Si même la Maison du Parc le dit...
Rédigé par : Anita | ven. 19 sep 2008 à 11h06