Avant-hier,
«Hellohlala » et « Epilobe »
nous ont posé deux questions…
Hellohala : « Notre jardin est dans canton de Vézelay.
Nous avons planté un pommier d'après un arbre porte-greffe repéré à l'avance et pris dans la forêt le 31 décembre 2004.
Le 25 mars 05 (…) on lui a greffé un scion pris sur un vieux pommier du verger de notre maître-greffeur local.
Le pommier a magnifiquement prospéré, et très vite, en 2006 = 3 pommes, l'année suivante une cinquantaine de pommes, cet été une quinzaine restent accrochées à l'arbre.
Tout va bien.
Ce qui m'étonne, c'est que l'arbre pousse -comme chez vous- très vite en hauteur, mais reste étonnamment élégant et maigrelet du tronc. Ne s'épaissis guère.
Je dois dire que le porte-greffe faisait déjà bien 1,50m à la hauteur de greffe..
Est-ce que notre arbre aura toujours cette allure élancée sans s'épaissir ?... »
D’abord, bravo. Cette greffe a peut-être sauvé de l’oubli une très bonne variété morvandelle.
En ce qui concerne la grosseur de votre tronc, j’en ai parlé à Monsieur Belin (des Croqueurs de Pommes de l’Auxois Morvan). D’après lui, votre arbre finira par prendre du diamètre… Jusqu’à présent, il était trop jeune pour porter tant de fruits. Les premières années, on ne devrait pas garder plus de 10 pommes…
Pour faire une pomme, il faut beaucoup d’énergie. De l’énergie qui, du coup, n’a pas été utilisée par l’arbre pour forcir son tronc.
Donc, tant qu’il vous parait un peu maigrichon, ne pas lui laisser trop de pommes !
(cliquez sur les p'tites pommes)
Maintenant, la question d'Epilobe :
« Cet hiver, je vais avoir des greffons de variétés anciennes mais il me manque hélas les porte-greffes...
Un petit tuyau ne serait pas de refus.... »
Si vous avez la chance d’avoir une grande pépinière de plants forestiers dans votre région, contactez-les : ils produisent souvent aussi des portes-greffes.
Le prix est modique mais ils ne vendent pas à l’unité…
Vous serez donc amené à en acheter une « botte »…
Et donc à faire un gros paquet de greffes !
Sinon, vous pouvez aussi faire comme nous : en 2006, nous avons semé… des pépins !
On prend les pommes sur l’arbre le plus sain que l’on connaît.
On met les pépins dans un pot rempli de sable et on laisse le tout dehors, dans un coin frais et pas trop sec.
Au printemps, on sème le tout (sable et pépins mélangés)… La germination est très rapide. Et la pousse incroyable !
Un petit pépin de rien du tout donne l’an d’après un joli porte-greffe de près d’un mètre. Juste ce qui faut pour une greffe à l’anglaise…
Maintenant, un peu de couleur, avec la campanule Hemelstraling et la petite fraise Illa Martin :
(cliquez sur le Fragaria Illa Martin du chapitre 3)
(cliquez sur la campanule Hemelstraling du chapitre 3)
Tout deux adorent pousser sous les pommiers…
La pomologie est une science pointue
Que l’on découvre avec plaisir avec les journées de formation organisées par les Croqueurs de Pommes… Il y en a dans presque toutes les régions.
Ainsi, des cours gratuits de greffe, de taille, de soins des vergers sont organisés chaque année à la Maison du Parc Naturel Régional du Morvan à Saint-Brisson, tel : 03 86 78 79 00.
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