Une question posée par Mylène
concerne bien des jardiniers :
quoi planter sous un Cyprès ?
Jean a presque le même souci : planter sous un sapin
Sous les grands ifs de Sylvaine, même le lierre recule.
En résumé, planter sous un« sapin (cyprès, pin, ifs, épicéa, séquoia, etc.), c’est pas facile !
Le problème vient déjà qu’un résineux, quel qu’il soit, ne s’endort jamais. Son feuillage reste actif tout le temps. Et ses racines aussi.
Le résultat :
- de l’ombre toute l’année (même en hiver)
- des racines qui assèchent le sol en permanence
En outre, les aiguilles donnent une litière qui se décompose que très lentement. On les accuse « d’acidifier » le sol !
Difficile d’imaginer pire…
Une photo, pourtant, nous rassure : sous le très grand séquoia d’Elisabeth (à Nevers) pousse un splendide tapis de Vinca (voir la Vinca marie du chapitre III de www.jardindumorvan.com)
(cliquez sur le séquoia fleuri d'Elisabeth)
Pas mal !
Qu’en conclure ?
D’abord, que les résineux ne sont pas toujours si méchants.
Quand ils poussent en forêt, très nombreux et bien serrés, c’est vrai qu’ils ne laissent pas trop de place aux autres plantes.
Qu’ils font régner une ombre permanente.
Que les aiguilles de certains d’entre eux (épicéa et pectiné, surtout) acidifient le sol…
Mais dans un jardin, les choses sont différentes.
D’abord, il est rare que l’on ait (pauvre Sylvaine !) plusieurs grands résineux côte à côte.
En général, le Cyprès, l’If ou le pin du jardin voisinent avec des arbres moins agressifs. Le soleil parvient donc plus facilement à pénétrer.
Quand aux aiguilles, on peut les ratisser (même si c’est une sacré corvée quand on a un cèdre géant).
On l’a compris, dans un jardin, les résineux peuvent être apprivoisés par le jardinier.
Première étape, résoudre les problèmes trop criants :
- S’il fait trop d’ombre à son pied, coupons quelques branches pour aider le soleil à éclairer un peu la base du sapin (quelques rayons suffisent, inutile d’en faire une station de bronzage).
- Quelques bons coups de râteau élimineront une partie des aiguilles tombées sur le sol (au moins là où l’on veut planter).
- Si la terre du jardin est naturellement un peu acide (ou neutre), on épand à la volée un peu d’amendement calcaire. Le Lithotame est le meilleur (il se libère lentement, sans agresser le sol).
Cet apport de Lithotame fera contre poids à l’effet acidifiant des aiguilles. Il est bien sûr inutile si votre terre est déjà naturellement calcaire.
Seconde étape : établir un plan d’attaque.
C’est ce que nous verrons demain.
Il n’y a pas que les pins dans la vie.
Il y a aussi les pommes !
Les vraies pommes du Morvan que Thierry expose à la pépinière.
Cette année, on montre les pommes. Et vous nous donnez votre avis : lesquelles vous tentent, lesquels vous intriguent ?
A la fin de cet hiver, Thierry greffera.
(cliquez sur la belle rouge)
L’automne prochain, vous viendrez chercher les premiers scions !
Tout ce travail de préservation de notre patrimoine naturel se fait avec le soutien du Parc Naturel du Morvan et de l’Association des Croqueurs de Pommes de l’Auxois Morvan.
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