Soleil, papillons, grillons ?
Mais oui, c’est l’été !
Nous l’avions presque oublié…
Non, non, les hérissons n’ont pas la mémoire qui flanche.
Petit topo de notre météorologue attentif, François, sur ce début d’été assez inhabituel :
"Après un mois de Juin -normal- pour les températures, mais inversé (le chaud au début le frais à la fin), Juillet commence dans le froid, sans atteindre le très froid de 1990 et 1996.
Pour les pluies, Juin aurait été banal si nous avions été avant 1997! Une année sur deux était aussi arrosée! Mais, de 1998 à 2006, pas d'eau... Peut-être un effet du changement climatique en cours.
Début juillet l'arrosage correspond à une année sur 4 sans distinction visible de périodes. C'est toutefois une des 2 rares années où les sols sont encore saturés d'eau, il y a même un excès...la dernière fois c'était en 1977.
Un beau temps pour les pépiniéristes morvandiaux ."
C’est vrai, le pépiniériste est ravi !
Les plantes sont réjouissantes.
Et ce matin, aux premiers rayons du soleil, il n’a pas boudé son plaisir devant la pétulante Monarda Gardenview Scarlet.
cliquez sur la Monarda Gardenview Scarlet
Et François, notre botaniste attentif, n’oublie pas la flore sauvage :
"L’an dernier, nous avions l'année de la luzerne sur le bord des routes .
Cette année serai-ce l'année de la Pantoufle velue ?
Tout le long de nos chemins et route, une fleur jaune couvre tout. Elle a quelque chose de la Chicorée sauvage: même type de fleur, feuilles très proches, fleurs à peine moins éphémères.
C'est Crepis setosa. Pas de nom français. Son nom officiel est gréco-latin et signifie pantoufle velue !
Selon Bonnier, c'est une méridionale qui colonisait la partie centrale de notre France. Aux dernières nouvelles elle aurait atteint l'Est, mais pas encore le Nord.
Une de ses meilleures caractéristiques est sa résistance au sur fauchage des cantonniers. On broie actuellement sa deuxième floraison."
cliquez sur la pantoufle velue
A bientôt
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Enfer et damnation ! C'est vraiment trop injuste, comme dirait Caliméro : point de catalogue mauve arrivé dans la plaine des Vosges ! Peut-être le facteur s'est-il noyé ou embourbé, vu les conditions météo actuelles ?
AAarggg !!!! je suis désespérée : ce temps de novembre se prêtait si bien à une consultation du nouveau catalogue le soir, sous la couette, stylo en main pour cocher dans la marge les "+++"...
Sniff : il ne me reste qu'à regarder une fois de plus "le Corniaud" à la télé ce soir, pour me consoler un peu. Mais ce n'est pas le même genre d'humour que le catalogue... Ami postier, où es-tu ?
Rédigé par : Miss Fraisounette | mar. 21 août 2007 à 09h51
L'arrivée du nouveau catalogue a toujours des effets plus ou moins inattendus et incontrôlables selon les sujets.
Rédigé par : Anita | ven. 17 août 2007 à 17h17
tiens donc vl'a qu'ej bloblotte
Rédigé par : le stagiaire moustachu | jeu. 16 août 2007 à 19h14
on signale également en Essonne profonde l'arrivée postale du catalogue lilas
Rédigé par : le stagiaire moustachu | jeu. 16 août 2007 à 19h13
on signale également l'arrivée du catalogue lilas
en Essonne profonde !
Rédigé par : le stagiaire moustachu | jeu. 16 août 2007 à 19h11
Ca y est, Maman a reçu par le gentil facteur une méga tablette de chocolat Milka toute mauve qu'elle n'arrête pas de dévorer (au p'tit déj, après le déjeûner et même le soir au lit....) Elle se promène avec sa tablette dans le jardin en pointant les fleurs du doigt, elle leur dit qu'elles vont bientôt avoir de la compagnie, elle murmure à certaines qu'elles vont certainement devoir se déplacer...mais qu'en échange, elles auront double ration de consoude. Il paraît même qu'elle va essayer des trucs nouveaux, du jamais vu ici en montagne... c'est sûr, dans cette tablette là, se cachent des trésors. Quand je saurais lire, moi aussi, j'y goûterai !
Rédigé par : Alec | jeu. 16 août 2007 à 09h46
Chère Carole 68, et tous les autres, dans le Morvan, nous n'avons pas de problème de connexion avec notre sîte préféré.
De là à tenter des explications, ce serait trop demander à un joyeux ruminant qui maîtrise peu l'informatique, mais apprécie beaucoup plus les fleurs sauvages et cultivées.
A +.
Rédigé par : Urtica | mer. 15 août 2007 à 13h54
OUI,le catalogue nouveau est là ! Ca nous consolera du silence sur le blog (et ça l'explique aussi !)et ça nous fera patienter.
Est-ce que chez certains autres, en tentant la connexion, il y avait parfois un message disant "No web site found at this address" ?
Rédigé par : Carole 68 | mar. 14 août 2007 à 10h34
Bonjour les insomnies!
le catalogue nouveau est arrivé!
vite, je m'y plonge!
Rédigé par : urtica | lun. 13 août 2007 à 19h36
Qu'Escargot rieur se rassure, ce temps humide pourrait bien durer jusques'à l'Arrière saison. C'est à dire jusqu'au 5-10 Septembre! Alors encore plein de douches.
Rédigé par : Cumulo-nimbus | mar. 07 août 2007 à 20h51
Aujourd'hui il fait beau
Il pleut des seaux d'eau
Je m'ébroue sous la pluie
Oui, c'est le paradiiiiis !!!!!
Rédigé par : Escargot rieur | mar. 07 août 2007 à 10h01
oh, mon ordi va un peu mieux, car commentaires spirituels, j'ai pu en lire (merci Blog Addict !) mais de billet pétillant, je ne vois toujours point...
Rédigé par : Carole 68 | ven. 03 août 2007 à 09h18
Non non Mlle 68 : ne croyez pas Blog Addict ! C'est un imposteur !
RIEN, il ne se passe plus RIEN sur notre site préféré...
Pourtant les jardiniers du Nord de la France ne sont pas en train d'arroser ?!!Je crois qu'ils sont tous partis profiter des fleurs des jardins...
A ce propos, pour ceux qui n'auraient pas essayé : se pencher sur une fleur d'hosta pour la humer peut être source de bonheur pour les narines : mon hosta à feuilles bordées de crème planté il y a 2 ans sent divinement bon !Il faut que je révise sur la page Jardin du Morvan ans pour retrouver son nom : voilà ce qui arrive quand on ne met pas d'étiquette...
Avez-vous remarqué comme les gens vous regardent bizarrement quand vous vous penchez sur une fleur pour savoir si elle est parfumée ? Pourtant bien souvent, ils ne savent pas ce qu'ils perdent...
Dame Nature, aidée par les obtenteurs de variétés nouvelles, nous réserve souvent bien des surprises.
Rédigé par : Miss Fraisounette | mer. 01 août 2007 à 13h53
Chère Mlle 68, votre ordi ne va pas bien du tout !
En effet, fidèle à son habitude, Thierry Denis publie chaque jour sans faillir des billets pétillants qui sucitent une pluie de commentaires spirituels...
Quel dommage que vous ne puissiez pas en profiter avec nous !
Rédigé par : Blog Addict | mer. 01 août 2007 à 10h04
Mais que se passe-t-il ? Mon ordi serait-il cassé ? Cela fait une éternité qu'il est bloqué sur la rubrique du 13 juillet avec 7 commentaires, et le bouton Actualiser ne fonctionne plus !
Rédigé par : Carole 68 | lun. 30 juil 2007 à 08h22
...formule finno-ugric signifiant "dans la forteresse, quelques-uns scrutent le désert des tartares, en attendant un commentaire, Godot, une chronique, un truc... mais rien",
même chez germinal la 2nde image fait relâche et stm fait dans la sobriété...
Rédigé par : alticola solaris | ven. 20 juil 2007 à 14h08
velu, vudu, vucu (??!)
Rédigé par : Germinal | ven. 20 juil 2007 à 13h35
merci d'être velu
Rédigé par : le stagiaire moustachu | jeu. 19 juil 2007 à 22h53
Elle ne sait plus où se cachent ses pantoufles velues.
En se penchant sous le lit de sa navette interstellaire pour les retrouver, Mrs Spock retrouve un ticket mystérieux.
Iasnaïa Poliana.
Ce bout de papier ne remplacera pas les pantoufles velues.
Que fera-t-elle cet hiver sans ses pantoufles velues ?
Iasnaïa Poliana .
Le charme étrange agit.
Ne pas céder à la perplexité.
Se laisser emporter par des images mentales encore floues.
Mrs Spock le sait : un bon vulcanien laisse venir à lui les émotions liées à des souvenirs lointains.
Et la voilà soudain téléportée, en compagnie du Captain Spock à Iasnïa Poliana, début Juin 2007.
Ce qui n’était qu’un nom, à peine déchiffrable pour elle, évoquant le domaine du Comte Léon Tolstoï, apparaît sous ses yeux.
De pantoufles velues, toujours point…
Des vapeurs s’élèvent de l’étang, à gauche de l’allée centrale.
Mrs Spock ferme les yeux et voit Natacha Rostov contre le saule, Andrei Bolkonski remonter l’allée à cheval.
Quand elle les rouvre, quelques groupes de visiteurs ont malheureusement remplacé Bolkonski et Natacha.
La pluie et le froid chassent les intrus en direction de la maison du grand Léon.
Captain et Mrs Spock, animés par l’esprit farouche des explorateurs, partent explorer la demeure, curieux de cerner l’esprit des lieux.
A l’entrée, comme dans tout musée russe doté de parquet fragile, ils chaussent des pantoufles non velues et entreprennent l’observation de ce qui est resté figé le jour de la mort de Léon Tolstoï.
La maison très simple les intéresse, mais plus comme un objet de curiosité que d’émotion.
A nouveau à l’air libre, Captain et Mrs Spock décident de s’égarer dans le parc, sous la pluie froide.
Parcourir les jardins en mission interstellaire réserve souvent des surprises.
Une pierre le long du chemin, vestige du château vendu pierre par pierre pour couvrir une dette de jeu.
Un tumulus herbeux étroit, engazonné et fleuri, sépulture de Tolstoï.
Des allées sillonnent les bois dont le sol disparaît sous un feuillage dense de vivaces sauvages. Un couvre-sol un peu inquiétant : Mrs Spock imagine là-dessous une faune visqueuse ou velue.
Mais où sont ses pantoufles velues ?
Puis Iasnaïa Poliana, clairière lumineuse, prend tout son sens.
Derrière une barrière, Le Jardin.
Ici, plus de visiteurs, plus personne.
Il fait trop froid, trop humide.
L’endroit est étrange.
Il n’a plus rien d’un musée. Il vit, il pousse dans l’anarchie et la luxuriance d’un jardin sans âge.
Personne à l’horizon, Captain et Mrs Spock s’enhardissent et ouvrent la porte.
Des nappes de phlox, des symphytums, des rangs de pivoines, toutes différentes les unes des autres, envahies d’herbes folles, des delphiniums à faire bleuir la Fée Verte et des touffes aériennes mauves violettes d’oignons en fleurs. Le tout en grand, en nombre et dans l’excès, bref à la russe !
Des châssis ancestraux, un peu cassés, mais en fonction.
Le tas de compost en fond de jardin ne cherche pas à se dissimuler. Il composte à la vue de tous, à la barbare.
Un caféier en pot, d’autres plantes en pot, à ce jour non identifiées.
Le long de la serre qui ressemble furieusement à une isba de conte illustré par Bilibine, de grands dahlias encore à moitié protégés par des planches.
Et sous un arbre fruitier, un banc.
Captain et Mrs Spock se figent, s’approchent avec émotion : ils savent.
Mrs Spock ne pense plus à ses pantoufles velues.
Cela ne peut qu’être ici, son esprit y plane encore: Léon Tolstoï s’asseyait là, hanté par Anna Karénine peut-être.
Captain et Mrs Spock oublient la notion de mixed border, celle de désordre coloré vivant s’impose.
Malgré le froid, ils ne peuvent échapper à la fascination du lieu, si étrange dans ce pays où le concept de jardin est si déroutant pour eux.
D’une cabane du jardin sort une femme emmitouflée, la gardienne, qui les a observés tout ce temps sans qu’ils le sachent.
Elle leur propose de leur ouvrir la serre de Tolstoï. « Il aimait beaucoup ce jardin et venait souvent dans la serre ». Comme si elle l’avait vraiment connu et cherchait un souvenir à faire partager.
La discussion apprend aux explorateurs que l’essentiel du jardin se ressème tout seul, que les touffes d’oignons vagabondent, que les pivoines servent à fleurir la maison.
Quand à savoir si le jardin ressemble à celui-ci du temps de Tolstoï, le mystère reste entier. D’ailleurs quelle importance…
Rédigé par : Mrs Spock | dim. 15 juil 2007 à 02h42
Dans le Jardin (avec un J majuscule SVP) de Germinal, évidemment !
Rédigé par : La Fée Verte | sam. 14 juil 2007 à 21h55
où cendrillon a-t-elle perdu sa pantoufle velue?
Rédigé par : zerbinette de la friche | sam. 14 juil 2007 à 21h23
Je confirme que la "pantoufle velue" a atteint l'Est...
Rédigé par : Anita | sam. 14 juil 2007 à 19h47