C’est le début du dégel
Les routes sont maintenant dégagées dans le Morvan
Et l’équipe est revenue à la pépinière.
La photo d’Odile, Olivier et Vanessa ce matin : ils viennent d’arriver
(cliquez sur la p'tite photo de la vaillante équipe)
Aujourd’hui, on range tout. Demain, si la neige a encore fondu, on arrache des pieds-mères et c’est le début des grandes divisions.
C’est reparti !
Hérisson résume bien la situation.
Quand à moi, je rédige toujours le catalogue printemps.
Et planifie les prochaines cultures.
Au Jardin du Morvan, c’est comme dans la haute couture : le catalogue de nouvelle collection Printemps 2007 est à peine sous presse qu’Odile et toute l’équipe préparent déjà la collection suivante.
Les plantes que vous allez découvrir dans le catalogue qui paraitra à la fin février 2007, nous les avons multipliées dès l'hiver 2005/2006 !
Et les nouvelles plantes que nous allons commencer à diviser maintenant, ce sont elles qui figureront dans le catalogue d’automne 2007 ou dans le printemps 2008 !
J’ai hâte de les voir pousser…
Oublions un peu tout çà et ouvrons nos yeux vers le reste du monde. Hier, Lambda a écrit un très beau texte dans les commentaires du jour. Une « Histoire du soir soufflée par la Fée Verte et son glaçon »
Je me suis permis de le reproduire ici. C’est un bonheur de le lire :
Un jardin pour Lilliput…
En exergue des Nuits de la pleine lune, Eric Rohmer a inscrit « Qui a deux femmes perd son âme, qui a deux maisons perd sa raison ».
Chacun se prononcera à sa guise sur la première moitié de la phrase.
Par contre, la seconde, à l’expérience, sonne relativement vrai.
Etre d’ici ET de là est un sport de funambule qui requiert un peu de concentration, sous peine de se retrouver avec un entonnoir sur la tête, accroché au plafond par un pinceau.
Etre entre deux maisons? Etre entre un jardin et pas de jardin (en tout cas, pas sous son hêtre) ?
Un jardin ici, pas de jardin là, suffit-il à faire ou défaire Le jardinier ?
Illustration pratique par l’histoire de Lambda:
Lambda vit de ci, de là ces derniers temps, à Paris, ailleurs, à nouveau à Paris, quelquefois, trop rarement, près de son jardin dans les montagnes, puis elle repart and so on.
Comme beaucoup d’autres.
A Paris, coincée entre les dossiers accumulés pour cause d’alternance mal gérée entre rêveries contemplatives et contingences de la vie ordinaire, Lambda jette un coup d’œil par la fenêtre.
Champ d’antennes de TV et de cheminées.
Jardinière étrange qui se souvient à peine des sensations éprouvées dans son jardin.
Ses mains retournent sur le clavier du portable.
Son regard flotte encore au delà des vitres.
Petit frémissement en bas à gauche, au bord de la fenêtre.
Quelque chose ondule au gré du vent, à la lueur des réverbères.
Un vieux souvenir ressurgit : un truc qui devait s’appeler « souffle du vent sur une plate-bande à désherber ».
Jardinière, réveille-toi.
Lambda redevient jardinière, l’œil tout à coup intéressé.
Le pot de terre abandonné en rebord de fenêtre depuis l’été lui offre une touffe de pâturin, celui-là même qu’elle s’acharne à éradiquer des plates-bandes de vivaces, là bas, dans son jardin.
Hirsute et vigoureux, l’intrus croit la narguer puisque c’est la vocation du pâturin de narguer le jardinier appliqué.
En fait, il la séduit.
L’effet de la miniature joue à fond : plus c’est petit, plus on a envie d’y plonger et de s’y perdre.
Cela ne vous est jamais arrivé de vous coller le nez au sol pour observer une coccinelle ou une mousse ?
Et bien voilà: Lambda vient de tomber amoureuse de trois brins de pâturin, son Versailles du bord de fenêtre.
Rédigé par: la chroniqueuse de lambda
Un texte titillant, n’est-ce pas ?
A bientôt…
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A Paris, les oiseaux pépient.


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