A Paris, les oiseaux pépient.
A Brest, les crocus bousculent les pâquerettes.
Mais chez nous, c’est comme à Moscou la grande.
Il neige :
(cliquez sur la p'tite photo de la pépinière)
(cliquez sur la pt'ite photo du Mont Beuvray
En fait, du 15 décembre au 1er février, la pépinière fait comme moi : elle hiberne.
Thierry écrit son catalogue et termine les derniers semis d’hiver.
Elisabeth surveille les plantes (on arrose beaucoup quand il gèle !).
Quand il neige vraiment trop, ils font tomber la neige qui s’accumule sur les tunnels. Sinon… tout s’écroule.
Quand au reste de l’équipe, il reste au chaud dans la plaine (c’est trop risqué d'aller en voiture dans la neige jusqu’à la Pépinière).
Et moi ? Je reste sous ma couette. Du moins tant qu'il neige.
Mais les bonnes choses ont toutes une fin.
On annonce le redoux.
Olivier, Odile, Gaëlle et Vanessa vont bientôt revenir (demain ?).
Thierry piaffe d’impatience : il est grand temps de faire de nouvelles plantes. Il faudrait juste que la neige fonde assez pour qu’Olivier puisse arracher des souches dans le champ de pied mères. Des souches que l’on pourra alors diviser et mettre en pot.
En attendant, bonne luge !
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Et c'est en lisant vos lignes que le bonheur de fréquenter pendant quelques heures hebdos seulement les dossiers pesants prend tout son sens... elles me disent : résiste, tient bon, le jardin (et les oiseaux !) sont ta richesse...
Rédigé par : Anita | mer. 31 jan 2007 à 10h31
Histoire du soir soufflée par la Fée Verte et son glaçon, sans doute :
Un jardin pour Lilliput…
En exergue des Nuits de la pleine lune, Eric Rohmer a inscrit « Qui a deux femmes perd son âme, qui a deux maisons perd sa raison ».
Chacun se prononcera à sa guise sur la première moitié de la phrase.
Par contre, la seconde, à l’expérience, sonne relativement vrai.
Etre d’ici ET de là est un sport de funambule qui requiert un peu de concentration, sous peine de se retrouver avec un entonnoir sur la tête, accroché au plafond par un pinceau.
Etre entre deux maisons? Etre entre un jardin et pas de jardin (en tout cas, pas sous son hêtre) ?
Un jardin ici, pas de jardin là, suffit-il à faire ou défaire LE jardinier ?
Illustration pratique par l’histoire de Lambda:
Lamba vit de ci, de là ces derniers temps, à Paris, ailleurs, à nouveau à Paris, quelquefois, trop rarement, près de son jardin dans les montagnes, puis elle repart and so on.
Comme beaucoup d’autres.
A Paris, coincée entre les dossiers accumulés pour cause d’alternance mal gérée entre rêveries contemplatives et contingences de la vie ordinaire, Lamba jette un coup d’œil par la fenêtre.
Champ d’antennes de TV et de cheminées.
Jardinière étrange qui se souvient à peine des sensations éprouvées dans son jardin.
Ses mains retournent sur le clavier du portable.
Son regard flotte encore au delà des vitres.
Petit frémissement en bas à gauche, au bord de la fenêtre.
Quelque chose ondule au gré du vent, à la lueur des réverbères.
Un vieux souvenir ressurgit : un truc qui devait s’appeler « souffle du vent sur une plate-bande à désherber ».
Jardinière, réveille-toi.
Lambda redevient jardinière, l’œil tout à coup intéressé.
Le pot de terre abandonné en rebord de fenêtre depuis l’été lui offre une touffe de pâturin, celui-là même qu’elle s’acharne à éradiquer des plates-bandes de vivaces, là bas, dans son jardin.
Hirsute et vigoureux, l’intrus croit la narguer puisque c’est la vocation du pâturin de narguer le jardinier appliqué .
En fait, il la séduit.
L’effet de la miniature joue à fond : plus c’est petit, plus on a envie d’y plonger et de s’y perdre .
Cela ne vous est jamais arrivé de vous coller le nez au sol pour observer une coccinelle ou une mousse ?
Et bien voilà: Lambda vient de tomber amoureuse de trois brins de pâturin, son Versailles du bord de fenêtre.
Rédigé par : la chroniqueuse de Lambda | mar. 30 jan 2007 à 23h16
Telle une petite absynthe sur glaçon, Sylvaine !
Rédigé par : La Fée Verte | mar. 30 jan 2007 à 22h05
Quelle surprise!
Je jetais un coup d'oeil, en passant et...OH! une nouvelle chronique! Merci à toi, Hérisson. Reste sous ta couette, l'hiver n'est pas fini et peux encore nous reserver des surprises...frigorifiantes!
Rédigé par : Sylvaine | mar. 30 jan 2007 à 14h51
Les jardiniers du Domaine National de Saint Germain-en-Laye vous informent de la mise en ligne du site Internet qu'ils ont créé présentant le parc, leurs techniques de travail ainsi que leurs réflexions sur les axes de gestion de celui-ci.
Ils vous invitent à le découvrir à l'adresse suivante : http://www.jardiniers-du-patrimoine.com et se tiennent à votre disposition lors d'une rencontre prochaine sur le terrain.
A cette occasion ils vous présentent leurs meilleurs voeux pour la nouvelle année.
Cordialement.
Gilles Becquer
Jardinier en chef
Domaine National de Saint Germain-en-Laye
Rédigé par : Becquer | mar. 30 jan 2007 à 13h54
Miiaaou ou ou !
Je peux venir avec vous? Je vous servirai de chien de traineau.
Rédigé par : Lutin | mar. 30 jan 2007 à 13h48
Oui, mais c'est toi qui conduis, moi je suis un gars de la vallée !
Rédigé par : Barnabé | mar. 30 jan 2007 à 13h25
Merci, Cher Hérisson,
Chez moi aussi, on luge...
Tu viens, Barnabé ?
Rédigé par : Alec | mar. 30 jan 2007 à 13h00