Aujourd’hui, parlons étiquettes.
Celles qui identifient les plantes du jardin.
En tous temps. Toutes saisons.
Pourquoi étiqueter ?
Ficher la nature ?
Taguer son jardin ?
Ben… c’est bien pratique
- pour savoir où est la plante en hiver
- pour retrouver son nom, 5 ans après, quand on veut en commander d’autres chez son pépiniériste.
Vous nous direz, pourquoi ne pas se contenter de repiquer la p’tite étiquette blanche qui est déjà glissé dans le pot ?
Nos petites étiquettes, celles que nous mettons dans les pots, ne vivent qu’un temps. Elles s’effacent et le vent les emporte.
Je vous conseille donc un autre système d’étiquetage. Celui que j’utilise dans mes pieds-mères.
Pas très romantique. Pas beau. Mais pratique.
Elisabeth nous le montre en photos.
1) Les accessoires, au nombre de 4
- l’étiquette (ici, deux modèles classiques, que l’on a choisi les plus longs possibles, nous verrons plus tard pourquoi)
- le crayon (un banal crayon à dessin, pas un de ces « stylos spécial étiquette» qui ne valent pas tripette)
- la bombe à vernis (acheté au magasin de bricolage du coin)
- et le couteau :
2) Elisabeth écrit le nom de la plante sur l’étiquette :
- avec son banal crayon à dessin
- en ayant bien soin d’écrire le plus haut possible de l’étiquette (nous le comprendrons plus loin…)
- en précisant juste le nom de la plante et l’année de plantation
3) Elisabeth, qui est prudente, réécrit le tout, sur l’autre face de l’étiquette. On ne sait jamais.
4) Maintenant, un petit pschitt de vernis (recto et verso, puisque qu'Elisabeth a écrit le nom de la plante des deux côtés).
Sous ce vernis, le nom écrit va tenir des années. Même avec la boue, le gel et les ultra-violet…
5) Pour planter l'étiquette le plus profondement possible, Elisabeth fait un avant-trou avec son couteau :
6) Elle glisse l'étiquette et tasse la terre :
(cliquezs sur la petite photo)
7) Et voila le travail :
Pourquoi une si grande étiquette ? Pourquoi l'enfoncer si profond, tellement profond que l'on a besoin de faire un avant trou avec un couteau ? Parce que le gel déchausse les étiquettes en hiver. Et le vent les ballade alors à l'autre bout du jardin.
Seul les grandes étiquettes, bien enfoncées, ne sont jamais arrachées.
Efficace, ses étiquettes...
Et robustes.
Rurales, quoi.
Mais, moi, je préfère les étiquettes de Botanique éditions.
Bien plus chic.
PS : Botanique éditions expose à St Jean et à Courson.
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Juste frère Jean-Luc, plus le crayon est gras, moins il faudra écarquiller les yeux pour relire les étiquettes.
Rédigé par : le biobotaniste | sam. 25 nov 2006 à 21h06
Sylvaiiiiiiine, mon idole !
Rédigé par : Frère Jean-Luc | ven. 24 nov 2006 à 20h58
Frère Jean-Luc, j'ai mieux.De la craie en morceaux, archi-résistante à la pluie, au gel, à la neige et à la canicule.On écrit très bien avec et elle "pousse" en abondance dans mon jardin.
Rédigé par : Sylvaine | ven. 24 nov 2006 à 20h03
Proverbe janvillois :
Qui rit vendredif
Sort son tri sélectif
Rédigé par : Inconscient Novice | ven. 24 nov 2006 à 19h59
Ah, je les aime, ces chroniques techniques et trapues !
Mais, quitte à être aride, soyons également précis : Crayon HB, B, 2B ???
Pour résister aux rigueurs hivernales, une mine grasse me semble à première vue préférable...
Rédigé par : Frère Jean-Luc | ven. 24 nov 2006 à 19h56
On y voit aussi une bogue de châtaigne rabougrie, digne représentant de la nature sauvage dans la chronique d'aujourd'hui
Rédigé par : Microtus Arvalis | ven. 24 nov 2006 à 10h49
Alors ça, c'est un cours sur les étiquettes et le maître a dépassé les élèves.J'ai bien aimé les photos.A cause des cailloux. Pas autant que chez moi, certes, mais il y en a quand même. C'est réconfortant, on se sent moins seul...Avez-vous remarqué que dans les beaux jardins présentés dans les livres et les magazines de jardinage, il n'y a jamais une mauvaise herbe, jamais un p'tit caillou?Ces gens-là doivent jardiner sur une autre planète que moi!
Rédigé par : Sylvaine | ven. 24 nov 2006 à 09h12