Beaucoup de réactions à la chronique de samedi.
Celle qui traitait du « paillis grossier » :
tous les débris du jardin passés au taille-haie !
Tout d’abord celle de Madame M, d’Angoulême. Qui s’étonne que l’on n’utilise pas plutôt un broyeur. Le résultat est tellement plus sweet qu’avec un taille-haie.
Bien sûr, nous y avons songé. Avec un petit broyeur de jardin, on obtient un doux mulch, bien plus joli à étaler dans un massif que notre fichu paillis grossier.
Madame M n’a donc pas tord. C’est d’ailleurs sa solution que nous aurions retenu dans un petit jardin.
Mais dans un grand jardin et, a fortiori, dans une pépinière, il y a trop de branches et de tiges fanées à passer… dans un si petit appareil.
Le broyeur, c’est long. Fastidieux.
Le taille-haie, c’est vite fait. Quelques coups de taille-haie suffisent pour hacher un grand tas de tiges fanées en tronçons de 20cm.
20cm, ça parait beaucoup. On a peine à croire que d’aussi grands morceaux vont se composter (et disparaître dans la terre) une fois qu’ils ont été juste étalés au pied des arbustes.
Dans un premier temps, c’est vrai, rien ne se passe. Mis sur le sol pendant l’automne 2006, ce paillis grossier va rester, en apparence intact, jusqu’à la fin de l’été 2006.
Mais le compostage sera alors hyperrapide.
Et tout disparaitra dans la terre, comme par magie !
A la pépinière, nous avons été jusqu’à étaler des branches de houx (toujours coupées en tronçons de 20cm) au pied des grands massifs de bambous.
Rien ne parait plus coriace que le houx, pourtant tout a « fondu » dans le sol l’année suivante.
On résume : des tronçons de 20cm, coupés vite fait au taille haie, se transforment aussi bien en bon humus que le fin hachis raffiné qui sort d’un broyeur de jardin.
C’est vrai, la décomposition et l’incorporation naturelle dans le sol est moins rapide (un an au lieu de deux ou trois mois) mais c’est justement cela qui permet de ne pas avoir de mauvaises herbes pendant un an.
Etalé en novembre, le paillis grossier empêche les mauvaises herbes jusqu’à l’automne suivant.
C’est moins joli, c’est vrai. Moins « léché ». Une technique à déconseiller dans les massifs de petites fleurs raffinées. Mais, au pied des arbustes et des haies, c’est super efficace.
D’ailleurs, si cet aspect « grossier » vous chagrine, rien ne vous empêche de donner quelques coups de taille-haie de plus. Les tronçons seront plus courts. Le tout, une fois étalé, sera plus soigné.
Passons à la séquence photos.
1) Olivier et Vanessa transporte un gros paquet de paillis. Pas la à brouette (c’est trop long) mais plutôt dans une bâche. Ainsi, on passe partout et on en porte beaucoup à la fois.
2) Le paillis grossier est étalé au pied des bambous.
En allant doucement :
(ciquez sur la technique douce)
Ou en allant très vite :
(cliquez sur la technique brutale)
3) Et voila le résultat :
Dans un an, en novembre 2007, cela donnera ça :
Il sera temps d’en remettre !
Et les étiquettes ?
Les ETIQUETTES ???
Thierry a une fois de plus oublié d’en parler.
Gageons qu’il le fait exprès.
Le bougre.
Cliquez ici pour revenir à la dernière chronique publiée.
Et si vous souhaitez lire les commentaires :
Cliquez sur le lien "commentaires"
pour consulter les remarques de nos
amis ou nous adressez le votre.






et les oiseaux ? pies, grives et étourneaux qui prennent les étiquettes pour des vers de terre et les arrachent goulûment, pour les recracher à peine plus loin!
un bien joli catalogue d'étiquettes et autres produits sympa c'est celui de Botanique Editions
www.botaniqueeditions.com/
Rédigé par : le stagiaire moustachu | jeu. 23 nov 2006 à 21h05
Il n'y a pas de mal, Mlle Nepeta-12000-volts !
Rédigé par : Inconscient novice | jeu. 23 nov 2006 à 19h50
1000 pardons Monsieur l'INCONSCIENT Novice : j'ai écorché votre nom...
Rédigé par : Nepeta 12 Hills Giant | jeu. 23 nov 2006 à 15h25
L'étudiant novice a raison : on peut faire des étiquettes intéressantes, originales. Et puis qd on part de zéro (mon jardin était un champs de maïs il y a 2 ans), ça fait qd même beaucoup de noms à se rappeler... Il y a les vivaces, certes, mais aussi les rosiers, les arbustes, ça fait du monde.
Rédigé par : Nepeta 12 Hills Giant | jeu. 23 nov 2006 à 15h23
Dicton de Novembre, pour passer le temps:
"Entre la Toussaint et l'Avent,
Attends-toi à pluie et vent"
Rédigé par : Sylvaine | jeu. 23 nov 2006 à 13h26
Eh bien voilà ! le jardinier cultivant sa patience... récolte un cours sur les étiquettes, les élèves, une fois n'est pas coutume, ayant surpassé le Maître ! hé hé hé...
Rédigé par : Anita | jeu. 23 nov 2006 à 08h23
OOOOh, on ne sait jamais ! Moi je n'arrive jamais à me rappeler le prénom d'Aloïs Alzheimer!
Et puis, il y a des variantes intéressantes et bobo-kitchouilles : ardoise, cuivre gravé, galets... ou plus punk, plastique fluo comme Urtica et ses copines ! Une touche de couleur au jardin l'hiver est toujours bienvenue...
Rédigé par : Inconscient novice | jeu. 23 nov 2006 à 06h33
Dans une pépinière, je comprends, mais dans un jardin, les étiquettes sont-elles vraiment utiles?En principe, au printemps, je me souviens de ce que j'ai planté à l'automne.
Rédigé par : Sylvaine | mer. 22 nov 2006 à 15h54
Merci M. le stagiaire Moustachu d'être concentré sur l'arlésienne du moment.
J'aime beaucoup votre évocation d'un cimetière d'étiquette. Mais elles ne sont pas mortes justement : il me semble que c'est quand il ne reste qu'une touffe que l'étiquette prend tout son sens : elle permet alors d'identifier une plante.
A condition de ne pas avoir chez soi un animal (félin, canin ou ver-de-terrain) doté d'un trop grand sens de l'humour qui échange ou mange lesdites étiquettes...
Rédigé par : Nepeta 12 Hills Giant | mer. 22 nov 2006 à 14h33
Bonjour Urtica !
Chez nous, il faut que cela résiste aussi à la neige : d'ailleurs les premières sont tombées la nuit dernière, on va dire à vue de museau, à partir de 900 m environ. Je sens que les vacances sont finies et que l'étable est proche...
Rédigé par : Cousine Vosgienne | mer. 22 nov 2006 à 12h46
Question étiquettes, je m'y connaîs..., j'ai deux ravissantes boucles d'oreilles obligatoires, portant des tas de chiffres + une qui porte mon nom, mon patron n'aime pas que nous ayons des numéros imposés.
Ces étiquettes résistent une bonne quinzaines d'années au soleil, à la pluie, au vent, aux orages, à la grêle, aux frottements...
Pour celà il existe des feutres indélébiles que l'on ne trouve que dans les magasins vendant des articles pour les ruminants. Ailleurs les feutres réputés résistants ne supportent pas plus d'un an ou deux les intempéries.
En plus, il paraît que çà marche sur les sacs congélateurs.
Toutefois, il y a plus écolo, et tout aussi résistant, le crayon à papier. Il craint les frottements, et , est quand même moins visible.
Rédigé par : Urtica | mer. 22 nov 2006 à 11h06
C'est la reine des lutins...
Rédigé par : Lutin | mer. 22 nov 2006 à 09h39
"Muse sylvestre"...hum... ce doit être un pseudonyme... je n'imaginais pas les muses si poilues...
Rédigé par : Inconscient novice | mer. 22 nov 2006 à 09h34
Azote = feuilles
Potasse = fleurs....
C'est beau comme du Rimbaud !
Rédigé par : Frère Jean-Luc. | mer. 22 nov 2006 à 09h31
Un chat mal léché?!!! Alors là, non, non et non !Sachez, inconscient novice, que je passe plusieurs heures par jour à me toiletter et que, ayant un pelage noir et blanc, je fais en sorte que le blanc reste plus blanc que blanc,même sous le menton!Je ne suis pas sur que vous pourriez en faire autant...
Rédigé par : Sylvestris Musa | mer. 22 nov 2006 à 08h58
Et si vous ne faisiez rien du tout? Pas couper, pas tailler, laisser en place, en chargeant Dame Nature d'agir à votre place?
Rédigé par : Sylvestris Musa | mer. 22 nov 2006 à 08h27
En général sauf cas particulier ce n'est pas l'azote qui manque dans les jardins.
Pour une pépinière un broyeur de jardin, paraît sous dimensionné. Il existe des broyeurs pros impressionnants d'efficacité qui dévorent à toute allure des branches de dix centimétres de diamètre.
Une étiquette dans un jardin d'amateur doit être avant tout discrète - il est recommandé de noter ses plantations sur un cahier. - mais doit pouvoir se retrouver si besoin est. J'imagine qu'à la pépinière les étiquettes doivent être d'une taille respectable et qu'en hiver certaines rangées de pieds-mères ressemblent à un cimetière d'étiquettes.
La mine de crayon doit être la seule écriture qui résiste aux intempéries.
Rédigé par : le stagiaire moustachu | mer. 22 nov 2006 à 08h14
Le voilà, le vif du sujet : azote = feuille
potasse = fleurs
Une bonne recette: étalez vos débris (pardon !) végétaux sur une vingtaine de cm d'épaisseur dans un petit coin de votre jardin, oubliez-le...jusqu'au printemps : vous découvrirez un coin tout neuf. Retournez légèrement ce lopin, plantez les bébés JDM, ajouter une poignée de scories potassiques et là : merveille... essayez, nous en reparlerons !
Rédigé par : Anita | mar. 21 nov 2006 à 22h33
Grimper aux palmiers : la solution que les hérissons mutants pas encore trop liquéfiés du bulbe ont trouvé pour ne pas se faire écraser par les canöés... où se faire faire caca sur la tête par un chat mal léché....
Rédigé par : Inconscient Novice | mar. 21 nov 2006 à 21h55
On lit partout ,sauf sur ce blog,que la décomposition des matières organiques consomme de l'azote,il faudrait donc attendre qu'elle soit faite (compost!) avant de les utiliser dans nos plates bandes.
Quels sont vos commentaires?
Rédigé par : Noisette | mar. 21 nov 2006 à 21h55
Attention aux cacahuètes, vous allez engendrer des hérissons mutants qui grimperont aux palmiers des bords de Juine !
Rédigé par : Microtus Arvalis | mar. 21 nov 2006 à 21h30
Moi, je ne jure que par le paillis de peaux de chat... ben oui, la peau de taupe, j'ai déjà essayé : c'est trop petit...
Rédigé par : Alf, jardiner extraterrestre | mar. 21 nov 2006 à 20h47
Et le paillis brutal de vieux chiffons qu'on a essuyé la jauge à huile de la bécane avec, ça marche aussi ?
Rédigé par : Johnny Fémoimal | mar. 21 nov 2006 à 19h06
Et pourquoi pas un joli paillis de coques de cacahuèts (puisqu'il a fallu en décortiquer en quantité, pour les hérissons d'une part et pour les oiseaux d'autre part), au pied des graminées bleues l'effet est intéressant.
Rédigé par : CHRISTIANE ROZET | mar. 21 nov 2006 à 17h27
Si les étiquettes tu aimes, attends la prochaine chronique du JDM !
L'étiquette est l'arlésienne de cette captivante et quasi quotidienne chronique...
Ca c'est du suspens ou je ne m'y connais (voir du "teasing" comme aiment à le dire les journaleux radiophoniques)
Cela dit, si la chronique du jour sur le paillis grossier nous fait gagner des heures de désherbage : je vote pour ! Nous ferons des étiquettes quand tout aura été haché sans pitié puis répandu, et qu'il fera -12° .
Rédigé par : Nepeta 12 Hills Giant | mar. 21 nov 2006 à 17h08