Que les jardiniers pardonnent…
Un pépiniériste débordé.
Huit jours loin du Morvan, huit jours de Courson (emballage, déballage, expo, emballage, déballage) et toute la pépinière frétille.
Les semis germent (trop tôt), les boutures capricent (pas de racines) les petits pots gloussent (quand le chat…).
Tout un monde à reprendre en main. Comme un jardin. En plus grand.
Thierry court et va. Vanessa travaille. Odile et Gaëlle aussi. Olivier sera là demain.
Elisabeth est derrière l’ordi.
Les bons de commandes arrivent. Les commandent partent.
Bref, la pépinière continue.
A court terme, ici, je suis le seul à rester cool.
C’est donc moi qui réponds au courrier.
On commence :
A Monsieur G, de Saint Jorioz, qui attend de plus grandes photos des plantes sur www.jardindumorvan.com, qu’il se rassure. Elisabeth les a photographiées. Thierry les classe, les nomme et les met sur le site. On en saura plus au printemps.
Le tout, c’est qu’il le fasse…
A Michèle et Bernard qui aimeraient une réponse claire : quand faut-il planter les Geranium vivaces ? Thierry répond : ces plantes sont robustes. Elles peuvent être plantées toute l’année. En revanche, il est sûr que les bébés Geranium plantés cet automne seront plus forts l’an prochain que ceux plantés au printemps 2007… Plus tôt on plante, plus longues sont les racines...
A Monsieur B (ou Madame ?) qui veut tout savoir sur cette drôle de fleur bleue que Thierry a apporté à Courson et qui se nomme Conoclinium coelestinum… Qu’il apprenne que cette cousine des Eupatoires vient du Canada, qu’elle couvre presque un mètre carré sur un mètre de haut, aime le soleil (non brûlant), l’eau (l’été) et déteste les racines des arbres (toute l’année). Une fleur étonnante, au feuillage vert en été, doré en automne. Mérite de Courson (!)
A Valérie et à son fils Tim qui ont aimé Courson : qu’ils reviennent tous deux au printemps, le Jardin du Morvan les attend !
A Xavier, qui aimerait tant recevoir un Pennisetum japonicum (celui que nous avons montré à Courson) : qu’il se rassure, Thierry en a gardé une cinquantaine. Ils sont à la pépinière.
A Marie Christine, qui nous envoie mille bonheurs. Qu’elle soit remerciée pour son sourire.
A Anita qui habite un si beau pays (les Vosges, tout en haut), qu’elle continue à nous envoyer des photos à la puissance dix.
A Jean-Luc et toute sa progéniture, qu’ils soient les bienvenus.
A Marie Noëlle (de la Nièvre, à St Père) qui a une grosse terre argilo-calcaire dans laquelle tous les bébés plantes disparaissent l’hiver… Qu’elle se méfie des limaces ! Les petites, les grises. Celles qui sortent la nuit quand dort le jardinier. Et grignotent tout. En décembre, en janvier et février. A St Père, les bébés plantes sont heureux en hiver… Quand on les protège des limaces.
A Gérard, qui panique à l’idée de planter une agastache qui attire tous les papillons. Attira-t-elle aussi les chenilles dans son doux jardin ? Et bien, non.
Pas du tout.
Ca n’a rien à voir.
Les chenilles broutent. Les papillons papillonnent. Mais pas sur les mêmes plantes !
A Stagiaire Moustachu, qui n’en rate pas une. Qu’il perdure.
A Marie Christine (un sourire connu ?) qui demande à Thierry quand coupe-t-on les tiges de l’aster Alma Potschke, une réponse lapidaire : quand il devient moche. Avant, on l’admire.
A Marie Claude et Antoine, qui nous envoie la photo que leur marguerite de l’Arctique (Arctanthemun arcticum Polarstern) : que Thierry la trouve extra
A Coursonica siberis, qui dans son lointain pays (loin, sous la neige) lira la première cette chronique nocturne, que Thierry lui souhaite un Cosmos Dostoïvkien.
Et aux 86 autres jardiniers qui ont écrit depuis ce matin, qu’ils prennent patience. Je reprends mon souffle et leur répond (en direct, sur leur boite aux lettres…)
En attendant, Thierry contemple, béat, sa pépinière. Heureux, chez lui. Dans le Morvan profond. On le laisse tranquille jusqu'à demain.
Et on lui rend la plume.
Pour l'écouter, en direct, pendant quelques précieuses secondes, allez à droite de l'écran. Vous le verrez en vrai, sur la 6. Pendant les infos de vendredi dernier.
Impressionnant !
Cliquez ici pour revenir à la dernière chronique publiée.
Et si vous souhaitez lire les commentaires :
Cliquez sur le lien "commentaires"
pour consulter les remarques de nos
amis ou nous adressez le votre.
Les commentaires récents