Le désherbage, rappelons-le, est affaire de méthode.
Rien n'est impossible à qui s'en donne les moyens.
Prenons le cas de Madame Raphaëlle M.
Voici une partie de son jardin, en Haute-Loire…
Hélas, tout son jardin n’est pas aussi nickel… Raphaëlle M. a aussi des mauvaises herbes. Et pire encore.
Donnons-lui la parole :
« Une bonne partie de mon jardin est encore en friche complètement recouvert de ronce et de houx. Qu’elle est la meilleure méthode pour en venir à bout et replanter une jolie pelouse? J’aimerai ne pas utiliser de désherbant total mais ai-je vraiment le choix ? ».
Spontanément, j’aurais tendance à conseiller la manière sportive.
On peut tout à fait arracher les ronces.
C’est long, pénible et piquant. Mais c’est jouable.
Dans ce cas, il faut avoir le bon outil : un louchet de pépiniériste !
Cette drôle de bêche est à la fois
- plus solide
- plus lourde
- plus coupante
- plus longue
- et surtout bien plus étroite
Qu’une bêche de jardinier.
L’intérêt, c’est qu’elle s’enfonce bien plus facilement dans le sol. Même s’il est dur et plein de racines.
Comme le manche est très robuste, on peut faire « levier » et arracher les souches les plus ancrées dans la terre.
Bref, l’outil rêvé pour arracher ronces et (petits) houx.
L’outil préféré d’Oliver !
Le problème, c’est de trouver où acheter cet outil miracle…
Voici un lien qui pourra être utile :
www.triangle-outillage.fr
Maintenant, il faut choisir le bon moment. En hiver, les souches de ronces s’arrachent bien plus facilement. Ne me demandez pas pourquoi, je ne le sais pas. Mais d’expérience, je le confirme, c’est plus facile en janvier-février qu’au printemps ou en été.
Bon, je dois quand même aussi parler de la solution chimique.
Si vous avez un peu moins la fibre bio et que le louchet est au-dessus de vos forces, il faudra se résoudre à utiliser un débrouillant.
Dans ce cas, autant prendre le moins nocif. Et l’utiliser proprement.
Dans les jardineries, vous trouverez des « débroussaillant » assez puissants pour détruire le lierre et les ronces.
Ce sera suffisant.
Certains de ces produits tuent tout, l’herbe aussi. Ce qui n’est pas bien.
D’autres détruisent arbres, ronces et arbustes (y compris le lierre) mais sans s’attaquer à l’herbe. Ces produits sont mieux. Et moins dangereux.
Il faut les utiliser à la fin septembre, quand la sève « descend ». En évitant de traiter une journée trop chaude.
Pour les ronces, il faudra pulvériser le produit sur le feuillage.
Pour les houx, ce sera différent. Vous devrez couper chaque houx, à 10cm du sol. Et badigeonner la plaie avec le débroussaillant (c’est assez bien expliqué sur le mode d’emploi du débroussaillant).
Mettez des gants !
Le produit va agir lentement… En fin d’hiver, vous arracherez sans peine ce qui reste de ronces (les racines ne « tiendront » plus dans le sol). Pour les houx, ce ne sera pas si évident. Il est donc préférable de les laisser peu à peu pourrir dans le sol. Certains repousseront. Il faudra les traiter à nouveau.
Décidément, Thierry nous la joue très chimique ces derniers temps.
Cela ne lui ressemble pas.
J’espère que beaucoup d’entre vous choisirons la méthode noble (le louchet) et renonceront à la technique lâche (le débroussaillant).
Tuer tous les houx, c’est méchant !
D’ailleurs, je serais madame C, j’en laisserai certains. Quitte à les tailler sévèrement, pour leur donner une drôle de forme.
Le houx, ça se taille comme on veut. Et ça refait des jeunes feuilles sur le « vieux bois ».
Et puis, les oiseaux adorent y faire leur nid.
Hérisson, tes paroles sont de miel…
Tu défends la nature. Et tu as raison.
Mais comprends aussi que certaines personnes ont du mal à manipuler le louchet…
Nous n’avons pas tous des muscles comme ceux d’Olivier…
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