Aujourd’hui, grand jour :
Vanessa commence ses expériences sur les « extraits végétaux ».
Son premier essai : le purin d’ortie.
La recette que Vanessa va suivre est celle donnée dans le très bon livre « Purin d’ortie et compagnie », de Jean Paul Collaert et ses amis Bernard Bertrand et Eric Petiot.
La voici :
1) 1 kg d’orties fraiches pour 10 litres d’eau (donc 5 kg d'orties pour 50 litres d'eau...)
2) Le récipient : une grande poubelle en plastique
3) l’eau : tout simplement celle du « robinet » que l’on a laissé reposer 48h pour que le chlore puisse s’évaporer. Dans le Morvan, l’eau n’est pas calcaire (sinon, Vanessa aurait ajouté du vinaigre, dans la proportion de 10cl pour 10 litres d’eau). Et il y a très peu de chlore.
3) Le lieu : à l’extérieur, sous des grands arbres, à l’ombre d’un mur. Bref, un coin de la pépinière où la température est stable.
La température extérieure est censée rester dans une fourchette de 15° à 25°… Il fera sans doute un peu plus froid le matin.
4) La poubelle est recouverte d’un couvercle qui
- maintien le mélange dans l’obscurité
- décourage les mouches
Il y a suffisamment d’air entre le jus d’ortie et le couvercle pour que la fermentation se passe bien.
5) Le tout sera ouvert et remué chaque jour… Le temps qu’il faudra pour que la fermentation arrive à son terme .
Nous verrons cela dans la prochaine chronique.
Son baratin, c'est bien.
Des photos, c'est mieux.
Voila ce qui s'est vraiment passé aujourd'hui :
Vanessa hache menu les 5kg d’orties qu’elle a récoltés ce matin. Elle a choisi des orties encore jeunes (sans graines).
Les orties hachées.
Vanessa enveloppe les orties hachées dans une bande de toile de jute. Cette toile de jute ne gênera pas la fermentation. Elle facilitera le filtrage du futur purin d’ortie (Une bonne partie des résidus d’orties restera enfermée dans le sac et le purin obtenu sera presque pur).
Le sac d’orties est mis dans l’eau. Une brique propre (sans mortier !) l’empêche de remonter à la surface.
Le couvercle de la poubelle est refermé.
Demain, on ouvre !
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super idée de mettre les orties dans un sac : ça évite la filtration! pouah ! ça pue vraiment et c'est tenace comme odeur ne pas toucher ... à vrai dire je préfère la même recette avec de la consoude (ça ne pique pas au moins!) mais ça pue aussi ! sauf que je peux en faire de petite quantité parce que ... de la consoude ... y a tout le temps ! d'ailleurs j'en ai fait hier pour asperger les tomates aprés les orages qui ne vont pas manquer d'arriver! amis jardiniers à bientôt
Rédigé par : nathalie | sam. 10 juin 2006 à 09h22
Je viens de piquer un énorme fou-rire.
Merci à Frère Jean-Luc!
Rédigé par : Horn | jeu. 08 juin 2006 à 22h58
Je viens de piquer un énorme fou-rire.
Merci à Frère Jean-Luc!
Rédigé par : Horn | jeu. 08 juin 2006 à 22h57
LE PURIN DU NOVICE : ESSAI COMPARATIF SAUVAGE
Comme la chronique était en phase d'éclipse, désoeuvré et livré à moi-même, je me suis lancé tête baissée dans mon purin (façon de parler, bien sûr). Début des opérations, vendredi dernier, 2 juin.
Après avoir survolé le même livre que Vanessa, j'ai cueilli sur mon frais talus un plein panier de très jolies orties frétillantes (c'est comme ça qu'on dit, hein oui, mon bon Maître?), d'après les auteurs du livre en question, ça fait environ un kilo... jusque là, j'ai tout bon, c'est après que ça se gâte...
Ensuite :
- je n'ai pas haché mes orties.
- je ne les ai pas enveloppées dans de la toile de jute.
- je ne leur ai pas mis une brique sur le coin du nez.
Ce que j'ai fait :
je t'ai mis toutes mes orties à la va-comme-je-te-pousse au fond de mon arrosoir préalablement rempli d'eau de rivière (ça, je trouve, c'est la touche classieuse qui rachète tout le reste...). Depuis, à chaque fois qu'il me tombe un oeil, une pince à linge sur le museau, je touille la chose mousseuse aux remugles délétères avec un bâton... en essayant de ne pas penser au moment où il me faudra extaire mes orties-pas-hachées-pas-enveloppées-et -à-moitié-pourries de mon arrosoir...
Il doit y avoir un créneau en librairie pour explorer la psychologie du jardinier, à commencer par sa propension régressive, en clair, son côté pipi-caca-la-patouille...
Enfin, je me console en imaginant la tête de mes rosiers quand ils vont passer à la douche... ils feraient moins les fiers, s'ils savaient ce qui les attend !
Affaire à suivre...
Rédigé par : Frère Jean-Luc | jeu. 08 juin 2006 à 21h36
Bonjour à tous, amis jardiniers !
Un petit conseil à ceux qui essaieront le fameux purin (j'en fais aussi chaque année). Prenez une grande bouffée d'air frais avant de l'utiliser, car au bout de quelques jours, l'odeur est nauséabonde... bon courage !
Rédigé par : Anita Guégan | jeu. 08 juin 2006 à 14h06