Notre jus d’ortie a 24h de fût.
Vanessa va l'inspecter.
Munie de gants (verts, bien sûr), elle prend le sac de d’ortie hachée et le remue vigoureusement. Comme le sac n’est qu’une simple toile de jute, l’eau circule.
Pour l’instant, pas de signe de fermentation.
Tout semble normal.
Pas encore d'odeur (hier, Anita G nous a mis en garde... Vanessa s'attend au pire).
Prochaine inspection : demain.
Thierry n’en dira pas plus : il est sur les dents.
Aujourd’hui, le nouveau terreau est livré.
Une rude affaire…
Voilà l’arrivée du grand camion rouge qui apporte le terreau.
Et voici Elisabeth et Olivier, contents que la livraison se soit bien passé…
C’est dans ce terreau que vont être mis en pot les dizaines de milliers de petits bébés plantes qui sont nés à la pépinière depuis la fin de l’hiver…
Aujourd’hui, ces bébés plantes sont encore en alvéoles. Comme le couvain des abeilles.
Regardez :
(cliquez sur la petite photo)
On reconnaît de jeunes Verbena bonariensis, des bébés Rubeckia triloba. Et de charmantes Achillea ‘Red Velvet’.
Au fond, une tripotée de Gaura.
Ces jeunes plantes n’ont qu’une seule envie : que Thierry les mettent dans leur nouveau pot. Le vrai. Celui qu’elles garderont jusqu’à leur entrée dans votre jardin.
Ce travail de mise en pot sera fait en juin et juillet.
Pour ces plantes, c’est aussi important que le Baccalauréat.
Souhaitons-leur bonne chance.
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Déconnectée du blog depuis l’Ascension pour cause de travail intense, je reviens y faire une promenade, histoire de me botanico-toniciser.
C’est terrifiant : manquer quinze jours de chroniques et commentaires, c’est pire que devoir rattraper 15 jours de classe prépa.
Où en suis-je de mes consoudes et purins d’ortie ?
Je me régale, non du purin d’ortie, mais de toutes ces informations aussi précieuses qu’amusantes.
J’ai une faveur à demander à Germinal, Thierry Denis ou Hérisson : l’un d’eux,aurait-il le courage de s’atteler à la question, littéraire ou non, du rapport ambivalent du jardinier aux mauvaises herbes . La question passionnante de l’ortie et de sa sœur consoude en est bien la preuve.
En tant que jardinière intermittente pour cause d’éloignement, je suis préoccupée par cette question sensible qui détermine fortement mon emploi du temps durant les vacances.
Aurais-je droit à un thé avec scones durant la pause syndicale , ou sera-ce le bagne avec un simple verre d’eau de pluie?
Je pressens qu’une bonne connaissance des mauvaises herbes améliorerait grandement mon créneau farniente.
Après tout, sont-elles toutes si mauvaises, à part la grande Berce du Caucase et sa propension perverse à brûler les peaux sensibles?
Par exemple, lorsque qu’après un mois d’absence, je découvre au printemps mes vivaces qui se décident à sortir de l’hiver, perdues au milieu d’une nuée de pensées, je me sens terriblement tiraillée . C’est très poétique toutes ces pensées sauvages et pionnières .
J’adopte alors un comportement totalement irrationnel et suivant l’inspiration, j’en arrache, je n’en arrache pas , j’hésite, j’en laisse trois, j’en reprend s deux, en espérant que Saint- Fiacre y reconnaîtra les siens (comme le dit parfois notre Maître…) et surtout donnera de l’énergie à mes belles pensionnaires du Morvan pour lutter contre cette concurrence déloyale.
J’ai moins d’états d’âme avec le chiendent, mais quid du chénopode blanc ou du mouron rouge (comme le seau de Frère Jean-Luc) ?
Cordialement à vous tous blogueurs de jardins avec mauvaises herbes, mais peut-être bonnes intentions,
Rédigé par : alticola solaris | mer. 14 juin 2006 à 17h16
Les jardiniers ne sont pas des parents comme les autres, ils patouillent dans la boue sous prétexte de "prâliner", ils font pourrir des orties au fond de leurs arrosoirs sous le prétexte non moins bizarre de "donner un coup de fouet" à leurs plantes, et, quand ils veulent vous amadouer, ils vous traînent devant leur fraxinelle (Dictamus albus, comme ils disent) en vous priant de vous extasier sur l'odeur de citronelle et en vous promettant un feu d'artifice : gros mythos !!!
On compatit, Alec !
Charles (ado bien mûr de 16 ans) et Barnabé (10 mois et demi et deux dents).
Rédigé par : Charles et Barnabé | sam. 10 juin 2006 à 21h21
Merci, Frère Jean-Luc, de réhabiliter le purin d'ortie, niveau ordeur : je me dépêche de vous avouer que ma maman le laisse macérer un peu...beaucoup... plus longtemps qu'une semaine... et on le retrouve après l'avoir oublié.. à l'odeur ! vite, je file, la voilà qui arrive avec encore des photos pour Thierry et Dame Elisabeth.
Alec G.
Rédigé par : Anita Guégan | sam. 10 juin 2006 à 18h40
LE PURIN DU NOVICE : ESSAI COMPARATIF SAUVAGE, SUITE ET FIN.
Samedi 10 juin 2006.
Par ces températures, mon purin d'ortie commencé le 2 juin est parvenu à maturité assez vite : aujourd'hui, après touillage et inspection circonspecte, pas de bulles, plus de mousse : on y va !
Description du matériel du parfait novice :
- un seau de ménage en plastique (rouge)
- une passoire de ménage en plastique (rouge également, on a le style ou on ne l'a pas)
- un bidon en plastique de 5 litres ayant contenu de l'eau déminéralisée (eh oui, un seul, ça ne repasse pas beaucoup dans cette maison...)
- trois bouteilles en plastique d'un litre et demi, pour compenser la pénurie de bidons.
- un haut de bouteille de San Pelegrino pour servir d'entonnoir.
- deux mi-bas (un "mousse" et un "voile" ,couleur chair, pour une filtration optimale.
- gants en plastique vert (oui, avec le rouge, c'est pas terrible, mais bon...)
- en option : un ado bien mûr (quinze / seize ans) pour vous servir de grouillot.
Méthodologie :
- Déversage du purin dans le seau surmonté de la passoire : les orties non hachées restent gentiment au fond de l'arrosoir, mais la passoire laisse passer des particules.
- Transvasement du purin du seau dans le bidon équipé de l'entonnoir sus-décrit, puis du bidon dans les bouteilles, etc...
- Résultat : huit litres de pur purin d'une belle couleur kaki, maintenant entreposés au frais à la cave. Et l'odeur me direz-vous ? Eh bien je vous répondrai que l'on a à mon avis beaucoup exagéré l'odeur du purin d'ortie ; le mien ne sent pas la rose, certes, mais — serait-ce l'effet de ces huit jours passés ensemble?— je n'arrive pas à le trouver nauséabond . Ah bon ? Oui, oui.
Maintenant, la question est de savoir à quoi utiliser le divin philtre : vais-je le pulvériser, dilué à 10%, sur le feuillage de mes rosiers ? Vais-je plutôt m'en servir pour arroser (dilué à 20 %) le pied des plus jeunes rosiers plantés l'hiver dernier, ou bien leurs grands frères déjà bien fleuris plantés l'hiver d'encore avant ? Vanessa, mon bon Maître, que me conseillez-vous ?
En effet, le novice cale devant tant de questions : une seule réponse se forme dans son esprit embrumé par les vapeurs purinesques : refaire du purin, encore du purin, toujours plus de purin, dans une GRAAANDE poubelle... rouge?
Rédigé par : Frère Jean-Luc | sam. 10 juin 2006 à 18h00