Notre sujet du jour est encore la consoude, sa vie, ses mœurs.
Hier, j’ai présenté la forme traditionnelle (consoude officinale, ou Symphytum officinale).
Et dit du bien d’une variété nouvelle (consoude Empire, ou Symphytum Empire).
La consoude Empire est belle et sage au jardin. Ses fleurs sont noires et violettes. Elle n’envahit pas.
Aujourd’hui, je vous présente un autre grand succès. La plus florifère, la plus potagère des consoudes : Symphytum Bocking 14.
C’est la préférée des jardiniers bios.
Hier, Germinal vous a conté son histoire.
Je vous la décris ici.
La voici en boutons (rouges) :
La voici en fleurs (bleues) :
- Dans une bonne terre, sans concurrence, les touffes atteignent 1,50m de haut. Trop, à mon goût (des tiges si grandes, ça ne tient pas au vent).
Je suggère alors de la planter tout près d’une haie, ou d’un arbuste costaud du printemps (thuya, noisetier, lilas), là où le sol est bourré de racines…
La concurrence de ces racines d’arbuste l’empêche de trop grandir. Du coup, elle est plus jolie.
- Dans une terre très pauvre et très seche, elle plafonne à 60cm de haut. La touffe se tient alors droite. Et fleurit beaucoup.
Le soleil la rend plus ferme. Et aide la floraison.
Si vous la cultivez pour ses fleurs, l’engrais ne sert à rien. Les consoudes aiment l’azote, c’est vrai, mais c’est au dépend de leur floraison.
Mieux vaut une petite consoude Bocking 14 sportive et ferme, avec beaucoup de fleurs et juste ce qu’il faut de feuilles, qu’une grosse salade mollassonne gavée d’azote.
Si vous la cultivez surtout pour son feuillage (pour en faire du purin de consoude) et que votre terre est vraiment pauvre, vous pourrez quand même lui donner une pelletée de fumier déshydraté à l’automne (glissé sous la touffe).
Terre pauvre ou pas, prévoyez de la place : Un plant couvre un mètre carré. Pas plus, pas moins.
Ses fleurs sont stériles (ou presque). Ses racines ne drageonnent pas : Bocking 14 n’envahira pas votre jardin.
Ce qui n’est pas le cas (répétons-le) de la consoude officinale... Dont je me méfie comme de la peste.
Mais tout le monde n’est pas de mon avis.
Germinal, notre critique botanico-littéraire, a un faible pour cette consoude officinale, voyageuse et envahissante. En témoigne sa dernière chronique.
GERMINAL : Les MOTS et les MAUX
Nous disions donc, la Consoude… le sujet est tellement vaste qu'il en est inépuisable. Ah Symphytum, quand tu nous tiens !
Tiens, aujourd'hui, ami lecteur, je te propose une petite balade étymologique. "Symphytum", justement, c'est du latin… qui vient du grec. Cela signifie "je réunis", "je soude". "Consoude", le nom vernaculaire de la plante, est du français bien de chez nous… qui vient du latin "consolida".
Et là, ami lecteur, nous parlons bien sûr de la Consoude officinale, la vraie, la soi-disant méchante envahissante. En vérité, la Consoude est une très gentille plante, dont nos anciens savaient apprécier les vertus, ainsi qu'en attestent ses autres noms populaires : "l'herbe aux gerçures" (utilisée par les nourrices), "l'herbe aux coupures" (utilisée par les moissonneurs… ou les ouvreurs d'huitres), "l'herbe aux charpentiers"… ces derniers noms nous rappellent que la plante ne soignait pas seulement les fractures, mais également les plaies ouvertes!
D'une région à l'autre, on rencontre la même Consoude sous des noms très divers : Oreille d'âne, ou de vache, Langue de vache, ou de bœuf, noms qui font référence à sa physionomie velue et à son contact rêche. "Grosse racine" ou "Grasse racine", qui évoquent…la forme et la texture de la racine. La couleur variable de la fleur inspira d'autres noms encore : "Confée mâle" pour les sujets fleurissant rose, "Confée femelle" pour les blancs ; ce dernier noms, surtout rencontré dans l'ouest de la France, est très proche du nom anglais "Comfrey", qui vient lui-même du vieux français…
Pour finir, un petit détour par le langage des fleurs : dans ce domaine, la symbolique de la plante reste liée à ses propriétés médicinales. La Consoude, dont les vertus cicatrisantes surprenantes ne sont plus à démontrer, avait même la réputation de pouvoir "réparer" une virginité perdue… ce qui valut à la Consoude de symboliser la frivolité : un bouquet mis à la fenêtre d'une jeune fille indiquait que c'était une coureuse… pauvre Consoude, elle qui est sage comme une image !
[Toutes ces informations, et mille autres encore, sont à retrouver dans le livre de Bernard Bertrand, LA CONSOUDE, TRÉSOR DU JARDIN, publié en 2004 aux Éditions de Terran, huitième volume de la collection "Le Compagnon Végétal", 12 €.].
Thierry a encore oublié de donner la recette du purin de consoude.
Pas bien !
Il faut qu’il le fasse cette semaine.
En attendant, voici un manuscrit convainquant :
On reconnaît Dame Consoude.
Le titre de l’ouvrage : livre des simples médecines
Origine : Bourgogne
Epoque : 15e siècle.
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Promis, c'est promis

Alors, ami lecteur, as-tu bien révisé la question Symphytum ?
Tout ça c’est bla-bla et compagnie. 
Promis, c’est promis.

Hier, nous avons vu un splendide crachat de coucou sur une feuille de Solidago.
Hérisson a la fibre écolo-durable.
Depuis son retour de Courson, Thierry court partout.
De retour de Courson, Thierry ouvre peu à peu son courrier et répond. Dans l’ordre d’arrivée.
Juste un mot avant de passer la parole à François Doyen, notre ingénieur agro-bio-météo. Hier, il a fait juste 0° à Château-Chinon. Aujourd’hui, c’est une glacière !
Après Courson, Thierry se ressource dans le Morvan. 


Courson, c'était vendredi, samedi et dimanche.
Thierry ayant conté cette journée botanique, je n’ajoute rien

Hérisson vous a conté le Baptisia primé. 
Ouf, on y est arrivé.


Bonne nouvelle : COURSON, c’est toujours vendredi, samedi et dimanche. Les 19, 20 et 21 mai.
Trois bonnes nouvelles

Merci hérisson.

Une expo comme COURSON, c’est comme le grand oral


Tout excité, le pépiniériste, qu’il est.
Tout le monde sur le pont !



Une bonne nouvelle : cette année, on peut prendre à l’avance son billet d’entrée à COURSON. Il suffit d’aller à la FNAC !
On résume les deux leçons précédentes.
Passons aux choses sérieuses.
COURSON…
Que les fidèles lecteurs de « Fumier du Morvan, Calcaire de Ternant » patientent...
"Fumier du Morvan et calcaire de Ternant 3 (Le Retour)" n’est pas encore sur l'écran.
Promis, François des bois, demain je fais grimpette sur Mont Beuvray pour cueillir la feuille de hêtre…
1) - Juste un mot à Barnabé. 
Merci Hérisson.
Chic, Courson approche !
Thierry donnera bientôt à madame Q la recette du calcaire miracle.
Dans sa chronique du 5 mai, Thierry a répondu à Barnabé (intrigué par l'héliotropsime des Sceaux de Salomon).

Hérisson a bien parlé
Aujourd’hui, dimanche.
Thierry ne dit pas tout. Monsieur Bruno B a un souci.
Hier, j’ai reçu un long message de François, mon ami agro-bio. 


François a bien parlé…
Aujourd’hui, journée dense.
Sans transition, parlons attirance du végétal vers le soleil. On dit héliotropisme. Les plantes poussent vers le soleil. Et leurs fleurs souvent pareil. 

Thierry a ouvert le courrier. Des lettres sur tous sujets : Lapins, Consoude, photopériodisme, talus, Courson, Epimedium (à Chitry les Mînes, un très beau), Podophyllum sec, Podophyllum mouillé, Garden-web, taupe… 
Je reprends le micro…
St jean, c’est bien
Pas si vite, l’ami. Il y a un autre rendez-vous avant septembre. C'est Courson.
A St Jean, on rencontre des gens passionnants. Comme Madame Lomet. Une blonde énergique, à l’œil qui pétille.
Pour fêter dignement ce premier mai

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